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Comment référer un contact à un chasseur de têtes?

Dans mon métier, je parle à des gens tous les jours dans un contexte où nous sommes en recherche de candidats ayant un profil précis. Nous tenons essentiellentrevue téléphoniqueement deux types de conversation que nous nous adressions à une ‘source’ ou à un ‘candidat’. Dans le contexte où nous nous adressons à une personne à titre de source, nous sommes intéressés à faire connaître notre mandat à une personne qui possède un réseau de contacts proche du bassin de talents que nous visons. Dans ce contexe, il arrive que plusieurs personnes nous référent des membres de leur réseau de contacts, ce qui est très apprécié , mais ce qui peut aussi se retourner contre eux si ils ne saisissent pas bien les enjeux qui s’y rattachent. Quels seraient donc pour vous les objectifs à garder en tête:

  • Maintenir les liens avec un chasseur de têtes

Bien évidemment, un chasseur de têtes prend des notes de ses conversations.  Si au cours des dernières années, chaque fois qu’il vous a appelé vous avez participé à l’exercice et avez publié son mandat dans vos réseaux et lui avez donné certains tuyaux pertinents, soyez assurés qu’il en a pris note.  Vos chances qu’il pense à vous lors d’un prochain mandat dans votre secteur d’activité ou dans votre métier sont excellentes. Et qui sait, il pourra peut-être à son tour contribuer à votre carrière. L’inverse est aussi vrai.

  • Contribuer à l’essor et au succès des membres de votre réseau

Effectivement si vous n’avez pas d’intérêt face au mandat du chasseur de têtes ou que vous n’avez pas le profil souhaité, vous devenez automatiquement une source. Et si  vous référez certains membres de votre réseau, vous contribuez à créer des liens avec eux et à le renforcer. Qui sait ce que ces quelques contacts que vous avez positivement référés pourront faire en retour et vous offrir peut-être de participer à certains de vos projets ou à vous référer à leur tour.

Un geste généralement positif, mais pas toujours

Soyez cependant prudents dans ce genre d’exercice. Il faut se rappeler que si vous référez quelqu’un à un chasseur de têtes, cela doit être fait en fonction de son mandat et de ses besoins à lui, pas en fonction uniquement de mousser vos relations avec des membres de votre réseau.

Si vous perdez de vue cet aspect, vous pouvez nuire à votre relation avec le chasseur de têtes et même avec les membres de votre réseau.  Il faut donc que vous agissiez avec discernement et que vous preniez le temps de comprendre ce que le chasseur de têtes cherche vraiment. Sans cela, si vous référez des gens uniquement dans le but de ‘plaire’ aux membres de votre réseau, vous pouvez créer deux types de problèmes:

  • Exaspérer le chasseur de têtes et lui faire perdre son temps

Si vous envoyez le chasseur de têtes vers des gens qui ne sont pas compétents, il aura tôt fait de mettre votre jugement et/ou votre compréhension en doute. Il prendra des notes, et en tout état de cause, alors que votre objectif initial était de l’aider et de mousser votre relation avec lui, vous risquez de réaliser exactement l’inverse.

  • Mettre le membre de votre réseau dans une situation d’échec

En effet, dans ce genre de situation, lorsque le chasseur de têtes évaluera sommairement la candidature de la personne que vous lui référez, il risque rapidement de comprendre ce que vous avez fait et mettre fin poliment à cette belle opportunité pour votre contact.  Ce genre de situation peut être excessivement frustrante, votre contact ayant l’impression de se faire passer sous le nez une superbe opportunité finalement inaccessible. Vous aviez cherché à contribuer positivement, mais hélas vous avez fait perdre du temps et créé des frustrations chez les deux parties.

Alors comment s’assurer que ces échanges soient vraiment positifs:

  1. Assurez-vous de bien comprendre ce que cherche le chasseur de têtes et obtenez le plus d’info possible. Posez des questions. Il a sûrement un document écrit à vous envoyer.
  2. Évitez de sur-vendre un candidat, vous ne pourrez que vous nuire ou créer des attentes inadéquates.
  3. En cas de doute, mentionnez-le…Je pense que Pierre Gagnon pourrait être intéressant en regard de tel ou tel critère mais….Pierre pourrait être intéressant mais je ne suis pas certain qu’il a le niveau souhaité…Pierre a tel ou tel aspect qui me fait penser qu’il pourrait être qualifié.. Le chasseur de têtes vous posera assurément quelques questions et prendra alors lui-même une décision éclairée de poursuivre ou non ce filon.
  4. Rien ne vous oblige à répondre sur-le-champ. Vous pouvez prendre quelques jours pour y penser, vos références ne seront que plus judicieuses. Si vous prenez l’engagement de le rappeler ou de lui envoyer un mail, faites-le quelque soit votre conclusion.
  5. Évitez de jouer au chasseur de têtes vous-même, plusieurs sources tentent de joindre la référence avant de donner les coordonnées…La plupart des chasseurs de têtes vous diront qu’ils préfèrent faire l’appel eux-mêmes.  Ils sont assurément meilleurs que vous pour intéresser quelqu’un à un poste (c’est LEUR métier) et il arrive que les gens soient plus discrets si ils doivent se révéler intéressé à un contact alors que leur démarche est peut-être très confidentielle.

Alors collaborer avec les chasseurs de tête pour les aider est une excellente façon de maintenir des liens avec eux. Mais référer des membres de votre réseau pour les aider eux alors qu’ils n’ont pas le profil, peut vous nuire à vous!

 

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Chasseur de têtes: mode d’emploi (1ère partie)

Le téléphone sonne, un chasseur de têtes à l’autre bout du fil vous appelle, bien souvent à votre domicile professionnel.  Il vous dérange peut-être, ou vous n’êtes pas en position de parler librement…S’il est bon, il a pris soin de se présenter rapidement et de valider si le moment est opportun pour vous…Quoi qu’il en soit le contact est établi, que ce soit sur le moment ou selon un rendez-vous téléphonique programmé dans quelques heures ou dans les jours qui suivent.  C’est déjà bon signe, ils vous ont repéré…Mais comment s’assurer de faire de cette conversation un succès?  Comment s’assurer de se maintenir sur leur radar? Peut-être cette opportunité ne vous intéresse pas ou que vous ne convenez pas au poste selon les critères de pré-sélection établis. Alors comment s’assurer d’être considéré lors de la prochaine opportunité?

Le premier conseil qui me vient à l’esprit est : prenez le temps d’écouter! Peut-être n’êtes-vous pas sur le marché actuellement, ou que vous n’êtes peut-être pas au courant que vous allez l’être bientôt…  Tout va si vite dans le monde d’aujourd’hui. Alors évaluer ses options, bâtir des relations, faire connaître vos compétences, vos projets et vos réalisations auprès de quelqu’un qui pourrait un jour vous aider à décrocher LE poste dont vous avez toujours rêvé, n’est certes pas une mauvaise idée. Évidemrecrutement reseaux sociauxment, il faut le faire dans le respect de votre emploi du temps et de celui du recruteur.  Je veux dire ainsi que si vous n’avez aucun intérêt à court terme, s’engager dans un processus de pré-sélection ou convenir d’un entretien n’est pas très logique et fera perdre un temps précieux au recruteur et pourrait vous causer un certain dommage; le recruteur pourrait effectivement douter de votre jugement ou de votre sérieux…Mais se donner quelques jours de réflexion, suite à une conversation initiale et un échange de documents (votre cv contre un profil de poste) est un processus initial normal dans la relation avec un recruteur.

Dans la mesure où vous déclinez l’offre d’aller plus loin dans un processus, comment maintenir la relation? Simplement…Vous pensez peut-être à des gens qualifiés et compétents qui pourraient convenir, alors vous pouvez pister le recruteur.  Il l’appréciera sûrement.  Mais assurez vous de lui référer des gens compétents, sinon, encore une fois votre jugement pourra être questionné.  Aussi, évitez les éloges dithyrambiques, elles pourraient tomber à plat. Résistez aussi à la tentation de référer vos ‘amis’. Je veux dire envoyer le recruteur vers quelqu’un qui n’est pas compétent mais envers qui vous voudriez ‘gagner’ des points politiquement en lui mentionnant plus tard que c’est vous qui l’avez pointé à son attention.

Si votre aide a un impact significatif sur son mandat, le recruteur prendra une note positive et devrait reprendre contact avec vous lors d’un prochain mandat similaire. Vous aurez l’occasion ainsi de garder le contact et peut-être la prochaine fois de vous porter candidat. Par contre si vous l’avez baladé…

En tout état de cause, même si vous le pistez vers des gens intéressants, il est très peu probable qu’il fasse un suivi avec vous, encore moins qu’ils vous donnent un compte-rendu de sa conversation avec la personne que vous avez référée.  Il en va de la confidentialité des conversations qu’il tient, que ce soit en vertu de son sens de la confidentialité, du secret professionnel élémentaire ou du code de conduite ou d’éthique de son ordre professionnel, il risque d’être fort discret. Il ne faut pas vous en offusquer, il fera de même lorsque vous échangerai avec lui sur des aspects délicats et sensibles de votre situation professionnelle.

Vous pouvez aussi prendre quelques minutes pour lui mentionner le genre de défi qui pourrait vous intéresser dans le futur, il pourra ainsi vous contacter pour un mandat qui cadre mieux avec vos compétences et vos intérêts la prochaine fois.  Évitez cependant les objectifs irréalistes ou démesurément ambitieux, vous pourriez ne pas être pris au sérieux…

Alors, êtes-vous prêts pour votre prochain appel d’un chasseur de têtes?

Ma prochaine chronique sur ce sujet traitera de la relation avec le recruteur lorsque vous vous portez candidat.

 

 

5 règles pour mieux utiliser LinkedIn

Au cours des dernières années, la montée des réseaux sociaux a été fulgurante.  J’ai moi aussi choisi d’en utiliser plusieurs, quelques-uns par curiosité, d’autres pour leurs fonctionnalités.  Un des réseaux qui se démarque le plus est LinkedIn,  une plate-forme destinée au réseautage et à l’échange  dans un contexte professionnel. Plusieurs personnes m’abordent sur le sujet et s’intéressent à l’utilisation que j’en fait, dans le contexte de mon réseautage d’affaires, mais aussi dans celui du métier de recruteur.  Je partage ici, certaines réflexions personnelles qui m’ont permis d’établir mes propres règles de fonctionnement sur LinkedIn.

Règle 1: Je n’accepte pas la demande de connexion d’une personne que je ne connais pas!
LinkedIn est un réseau virtuel, il ne remplace pas le réseautage réel (en personne) qui est la base de mon approche du réseautage.  J’estime qu’en rencontrant une personne dix minutes je peux me faire une idée assez bonne de cette personne, bien mieux que si j’interagis avec elle pendant deux ans sur les réseaux sociaux.  J’emploie plutôt LinkedIn comme un complément à mon réseautage et non comme un outil pour développer mon réseau.  Je refuse toute demande provenant de personnes que je ne connais pas.  D’une part parce que mon réseau deviendrait rapidement beaucoup trop grand et que je ne vois aucune utilité à avoir un réseau qui contient un grand nombre de personnes que je ne connais pas.  J’estime qu’un réseau qui compte trop de membres que vous ne connaissez pas est probablement un réseau peu utile. Impressionnant pour certains, mais en réalité, plutôt faible.  Alors j’invite des gens que je connais et j’accepte les demandes de personnes que j’ai rencontré dans le monde réel. Rien de personnel, un principe que j’applique simplement.

Règle 2: Je ne me sers pas de LinkedIn pour faire de la sollicitation commerciale directe. Ceux qui me connaissent bien le savent, je cultive mon réseau depuis de nombreuses années. Je suis toujours en action pour le développer, pas assis derrière un ordinateur, mais debout avec des gens que je ne connais pas dans une activité, et même parfois sur un terrain de camping, à une partie de soccer d’un de mes enfants ou même en initiant une discussion sur le Blackberry Z10 sur les abords de la piscine municipale (comme avec Steven Soules! ). Je tente de contribuer à mon réseau plus qu’à en tirer quelque chose de particulier, comme en permettant récemment à Anik Dubuc de rencontrer Valérie Bellavance  dans le cadre de sa démarche de changement de carrière .   Je tente de ne pas mêler réseautage et développement des affaires, même si le réseautage bien fait aide beaucoup au développement des affaires et que souvent la ligne peut être mince entre les deux. Tout est une question d’attitude et d’intention.  Je ne fais pas de développement des ventes et de sollicitation sur LinkedIn.  Je contribue à des échanges professionnels, je maintient des liens avec des contacts ou je fais connaître mon blog par exemple. Mais je ne me sers jamais de LinkedIn pour initier un lien avec un client potentiel que je ne connais pas. Erreur penseront certains? Je ne crois pas.  Les gens sont plus ouverts dans un contexte de réseautage que lorsqu’ils se rendent compte que vous cherchez à recruter des clients potentiels rapidement. La perception de l’intention commerciale à court terme vient confirmer à votre interlocuteur que vous ne cherchez pas à contribuer.   Montrez vous dignes de confiance, intéressez-vous aux autres, apportez leur votre aide, tissez des liens et vous ferez  de belles affaires avec les membres de votre réseau. Vous voulez faire des ventes à court terme?  Identifiez des cibles(en vous servant de LinkedIn peut-être…), faites votre démarchage, rencontrez des clients potentiels, identifiez des besoins et proposez des solutions ou des produits et faites des affaires! En mode vente, vous cherchez des besoins à satisfaire ou des opportunités à court terme, en mode réseautage, vous cherchez à bâtir des liens d’affaires avec des personnes à long terme. Si vous êtes un réseauteur efficace, les membres de votre réseau vous référeront, vous ouvriront des portes et feront éventuellement des affaires avec vous.

Règle 3: J’essai d’être utile pour mon réseau avant de me ‘servir‘ de mon réseau.  Vraisemblablement les outils que LinkedIn proposent pour le recrutement ne suffisent pas.  En effet, plusieurs personnes utilisent leur statut pour communiquer les postes pour lesquels ils sont activement en recrutement.  Cela revient à distribuer sur le fil d’actualité  de vos contacts une publicité de recrutement non-sollicitée, que l’on peut associer à un junk mail.  Si nous considérons que seulement 20% (et c’est généreux) des membres de votre réseau sont des candidats potentiellement ‘actifs’, cela revient à ‘déranger’ 80% de votre réseau à chaque fois. De plus, il y a fort à parier que plus de 50% de ces membres ‘actifs’ n’ont absolument pas d’intérêt pour ce poste spécifique.  Vous  envoyez donc à plus de 90% de vos contacts des postes qui ne les intéressent pas. Analysez combien de postes vous affichez,  redistribuez ou vous aimez à chaque semaine et interrogez-vous sur votre utilisation:  êtes-vous utile pour votre réseau? Et pourtant, LinkedIn offre des solutions qui permettent de cibler efficacement des candidats dont le profil pourraient correspondre à vos besoins. Alors pourquoi diffuser aussi largement?  Il y a fort à parier que ceux qui sont  des distributeurs d’affichages trop prolifiques vont voir leurs nouvelles être ‘masquées’* de plus en plus. De toute façon, les postes affichés sur LinkedIn ou ailleurs sur le web sont facilement repérés par les chercheurs d’emplois…SVP ne me dites pas que vous recrutez ainsi des candidats passifs….(sujet de mon prochain article!!!) Par définition, ils sont passifs….;-) Analysez ce que vous avez ‘posté‘ sur LinkedIn pendant une période d’une semaine ou d’un mois.  Quel était l’objectif visé? Être utile pour votre réseau ou vous servir de votre réseau? Alors, à vous de choisir comment vous voulez être perçus? L’image que vous aurez sur les réseaux sociaux dépendra de vos intentions et de vos actions.

Règle 4: Je tente d’apporter une contribution  pertinente aux membres de mon réseau . Prenez quelques minutes pour analyser les contributeurs qui vous intéressent le plus.  Que font-ils? Est-ce qu’ils publient des nouvelles du jour, les manchettes de la journée que tout le monde a nécessairement vu? Se contentent-il d’ aimer  des affichages de poste? Publient-ils constamment le même genre de texte? Que répondent les gens de votre réseau face à des publications des autres membres? Qu’est-ce qui semble les intéresser? Qu’est-ce qui suscite des commentaires?  Toutes ces questions peuvent vous permettre d’identifier des éléments qui semblent pertinents pour votre réseau.  Trouvez-vous une niche, un sujet sur lequel vous suivez l’actualité, sur lequel vous avez une expertise particulière. Comme mon ami Bertand Bolduc qui publie des nouvelles intéressantes sur l’industrie du médicament. Choisissez un sujet sur lequel vous avez une opinion nouvelle un un angle différent à faire connaître. De cette façon, vous avez des chances d’avoir une contribution pertinente pour les membres de votre réseau.  N’hésitez-pas non plus à commenter ce que les autres produisent, à les remercier de leur contribution ou à féliciter leurs bons coups ( bravo Patrick Rivard pour la réédition de ton bouquin!). Relayez les articles pertinents ou les commentaires faits par d’autres membres en ajoutant une note ou votre propre commentaire.  Évitez cependant de reprendre une nouvelle qui semble évidente ou qui a déjà été relayée par plusieurs autres.  Envoyez des messages privés aux membres de votre réseau afin d’attirer leur attention sur quelque chose qui pourraient les intéresser.  Sélectionnez un groupe de personnes du même secteur professionnel et envoyez-leur un message privé pour relayer une information, ou une invitation à une activité.  Ainsi vous contacterez 20 personnes que cela peut réellement intéresser plutôt que d’envoyer à tous en utilisant  votre statut. Prenez le temps d’évaluer la pertinence de votre contribution et ajustez-vous. Évitez l’auto-promotion excessive cependant.  Restez centrés sur les faits, n’évaluez pas vos propres nouvelles ou ne qualifiez pas vous-mêmes vos actions, si cela est mérité, les autres membres de votre réseau s’en chargeront. Les gens qui sont de grands contributeurs de contenu unique et de qualité, sont ceux qui vont bénéficier le plus des bienfaits de LinkedIn.

Règle 5:  Je pense à communiquer, à échanger, à rester actif et présent dans la mémoire de mes contacts. La grande force de LinkedIn est d’être la liste de contacts la plus à jour que vous connaissez, elle se met à jour toute seule.  Pas besoin de mettre de l’énergie à valider les informations des membres de votre réseau, et les informations sur vos contacts sont souvent bien plus détaillées que dans votre propre carnet d’adresse. LinkedIn s’intègre même très bien avec les téléphones intelligents .  Il vous permettra de suivre la carrière de gens que vous n’avez pas vu depuis des mois, sinon des années, de partager des projets professionnels, des articles que vous avez publié, des conférences auxquelles vous avez assisté. Bref il vous permet d’informer votre réseau de vos activités professionnelles.  Être sur LinkedIn, c’est aussi l’opportunité d’avoir un cv en ligne facilement qui présente vos compétences, vos réalisations et toute autres informations pertinentes qui permettent d’en connaître plus sur vous. En le mettant à jour, vous publierez automatiquement une nouvelle, qui pourrait être une bonne façon de maintenir une présence dans la mesure où vous utilisez cette méthode avec parcimonie.     Utilisez les groupes pour participer à des discussions et démarrez vous mêmes des discussions sur des sujets touchant votre domaine professionnel.  Tâchez de ne pas inonder vos contacts inutilement, mais ne restez pas inactif sur les lignes de côtés. Ne pas être actif sur LinkedIn, c’est comme fermer toutes les lumières le soir d’Halloween et espérer que les enfants viennent quand même…

Je m’intéresse à LinkedIn comme un spécialiste du réseautage d’affaires, pas comme un expert en médias sociaux.  Si vous souhaitez en apprendre plus sur LinkedIn, à consulter du contenu pertinent  pour vous aider à mieux l’utiliser, je vous suggère de suivre Mathieu Laferrière dont c’est devenu le métier. Il a produit 6 ebooks sur LinkedIn.

À l’aube des vacances d’été, je vous souhaite de bien réseauter…Et oui, même en vacances!

Si vous trouvez cet article pertinent, n’hésitez pas à la partager, à le commenter, à vous abonner à ce blogue ou à le faire connaître à vos relations professionnelles!

* Dans LinkedIn vous pouvez masquer les nouvelles provenant d’un membre qui produit trop d’éléments de contenu qui ne vous intéresse pas. Cela peut être très utile vis-à-vis certains membres de votre réseaux qui sont trop prolifiques.

5 Trucs faciles pour se trouver un boulot

Lors de mon plus récent billet je vous parlais du cv et de l’importance de le rendre facile à consulter pour l’auditoire; concis, sobre et centré sur vos réalisations.  Mais voilà, un bon cv ne fait pas un bon chercheur d’emploi, de même que le coffre d’outils ne fait pas l’ébéniste.  Combien de bricoleurs du dimanche ont tous les outils possibles, mais ne savent pas faire un meuble.  Alors voici quelques trucs pour vous mettre en action efficacement.

  1. Dans l’expression recherche d’emploi, il y a le mot recherche…Mais savez-vous vraiment ce que vous cherchez? Plusieurs personnes fouillent les affichages de poste  sur le web en se disant:  ‘ah tiens, je pourrais faire çà’….C’est comme le lèche-vitrine de deux copines qui vont magasiner, malgré d’intenses démarches et de nombreuses visites des plus grands magasins, elles peuvent revenir bredouilles….Et pourtant, actuellement au Québec, nous ne sommes pas exactement en pénurie d’emploi (mai 2013 7,7% de chômage). C’est encore plus vrai pour les gens qualifiés.  Il est donc important de bien identifier quel type de poste vous cherchez, quels en sont les appellations qui identifient ce poste au sein des différents marchés ou secteurs de l’industrie.  Après, testez ces mots en faisant des recherches pour voir si les postes que vous dénichez sont compatibles avec ce que vous pensiez trouver. Adaptez-vous selon les résultats et utilisez des babillards d’emploi ou des engins de recherche pour que cette recherche soit faite à toute les nuits, en prenant soin de spécifier seulement les nouveaux résultats*.   Vous verrez, c’est efficace surtout si vous connaissez l’appellation exacte du poste recherché et que vous faites une recherche mot à mot d’un titre de poste…Chaque matin vous pourrez ainsi passer la majeure partie votre temps à consulter des affichages qui conviennent à votre recherche et à envoyer des cv. Mais, soyez réalistes,  postulez sur des postes pour lesquels vous avez les qualifications, sinon vous perdrez votre temps et vous allez vous confronter à de nombreux refus. Vous cherchez des souliers rouges …Vous risquez d’en trouver!
  2. Prenez l’initiative: choisissez! Certaines organisations vous intéressent plus que d’autres, pour plusieurs raisons liées à l’image que vous en avez, à vos intérêts et à vos valeurs. Validez cette perception à l’aide de vos contacts qui y travaillent actuellement ou y ont travaillé dans un passé récent (3 ans max). Prenez surtout soin de demander ‘pourquoi‘ ils ont aimé ou non: les raisons qui expliquent qu’ils n’ont pas aimé leur expérience peuvent être les mêmes qui vont vous faire adorer cet employeur potentiel. Vous pouvez faire quelques recherches sur les sites de ces entreprises et comparer les publicités de recrutement et ce qu’en disent les gens de votre réseau. Utilisez les palmarès d’employeur** avec parcimonie, mêmes les meilleurs organisations ne plaisent pas à tous et ceux qui ont de mauvaises expériences ont tendance à être peu objectifs.  Il s’agit tout de même de sources d’information à considérer.  Faites ensuite un choix. Sélectionnez  une vingtaine d’entreprises qui vous intéressent.  Prenez soin de faire une liste en indiquant les coordonnées des organisations et identifiez les personnes cibles en charge des départements au sein desquels vous souhaiteriez éventuellement travailler. Commencez à suivre ces organisations dans l’actualité et sur les médias sociaux.
  3. Partagez et utilisez vos contacts! La plupart des chercheurs d’emplois utilisent mal leur réseau de contacts.  Ils ne sont pas assez explicites: ‘je me cherche un job, si tu vois quelque chose d’intéressant passer, pense à moi…’ Pour maximiser l’usage de votre réseau, faites vos devoirs!!! Sachez bien communiquer votre objectif, le titre de poste qui correspond ainsi que les différentes déclinaisons de cette appellation.   Ensuite partagez cette liste de 20 organisations qui vous intéressent et sur laquelle, votre cible (une personne susceptible de vous embaucher) est identifiée. Demandez à vos contacts si ils connaissent cette personne ou d’autres personnes clés dans l’organisation et demandez leur aide pour établir le contact. La grande majorité des membres de votre réseau ne savent pas bien comment vous aider, même si ils souhaitent réellement le faire: aidez-les à rendre cela concret! À la lecture de cette liste, est-ce qu’ils peuvent vous indiquer d’autres entreprises similaires à laquelle vous n’avez pas pensé? Ont-ils d’autres excellents contacts qu’ils pourraient partager? Prenez des notes, passez à l’action!
  4. Passez à l’action! Le marché de l’emploi en est un d’opportunités, alors ne tergiversez pas trop longtemps.  Un bon CV qui n’est pas diffusé ne vous sert à rien. Utilisez rapidement les références de contacts provenant des membres de votre réseaux.  Si vous ne le faites pas, ils risquent de ne pas vous aider la prochaine fois. Surtout si ils ont été assez gentils de prévenir la personne-cible que vous alliez l’appeler prochainement et que vous ne le faites pas! Soyez diligents. Lors de votre contact, préférablement téléphonique (ou un courriel annonçant votre appel), expliquez pourquoi vous tenter de joindre cette personne: vous avez fait une liste des entreprises qui vous intéressent le plus et leur organisation y fait très bonne figure.  Vous aimeriez en apprendre plus et voir si ils ont des opportunités qui peuvent convenir à ce que vous cherchez et avez à offrir. Et surtout, vous contactez cette personne-cible à la recommandation d’un membre de votre réseau(nommez-le avec son consentement) Et demandez un rendez-vous, une rencontre exploratoire, 20 minutes, un café, une introduction. Allez! N’ayez pas peur du rejet. Rassurez-vous, vous allez devenir meilleur rapidement. Vous n’obtenez pas de rencontre, assurez-vous d’obtenir l’accord de cette personne pour envoyer votre cv et faites un suivi téléphonique.  Commencez par les organisations qui vous intéressent le moins pour être plus efficace quand vous allez tenter de joindre les 10 entreprises qui vous intéressent le plus! Vous verrez, certains membre de votre réseau vont vous aider plus que vous ne le pensez, d’autres pas du tout. Tirez des conclusions sur la qualité ces relations. Faites des suivis, remerciez!
  5. Préparez-vous! Vous devez être prêts en tout temps à répondre à des questions de bases, surtout en ce qui concerne les raisons de votre intérêt vis-à-vis une des entreprises identifiées.  Soyez prêts à faire une courte entrevue téléphonique en tout temps. Faites en sorte d’être disponible rapidement suite à la demande d’un employeur.  Révisez la façon d’expliquer chacune des vos expériences de façon succincte. Soyez prêt à parler de vos réalisations…Acceptez de parler de vos moins bons coups, de vos erreurs, de vos zones de développement, c’est un signe d’authenticité qui sera bien reçu. Révisez les affichages de poste et votre cv, les questions des recruteurs et des employeurs sont la plupart du temps liées à ces deux documents.  Mettez-vous à leur place, quelles questions poseriez-vous? Prévenez les gens qui peuvent vous servir de référence de votre démarche. Ayez une liste avec leurs coordonnées à jour.   Faites face à la musique, dites la vérité, évitez que l’employeur apprennent des éléments moins reluisants par lui-même. Les meilleurs entrevues ne sont pas celles faites avec des candidats éloquents, mais plutôt avec des candidats  préparés. Ils inspirent confiance et ne sont pas tentés d’éluder les questions!

Équilibrez vos efforts entre la réponse à des offres et la recherche active d’opportunités au sein des organisations ciblées.  Donnez-vous un objectif: en combien de temps allez vous contacter ces 20 entreprises?

Votre démarche n’a pas fonctionné?…Prenez le temps d’explorer pourquoi, allez chercher des feedbacks si possibles, analysez les raisons des refus, rajustez le tir et recommencez! Les organismes qui travaillent en employabilité sont subventionnées par Emploi Québec et dans certaines situations, leurs services sont gratuits. Ils peuvent offrir de la formation, de l’accompagnement et des services très utiles.

Et vous quels sont vos trucs?

Bonne recherche!

*Dans Google, ça s’appellent cela une alerte. C’est aussi possible dans certains babillards d’emploi (jobboards), les plus habiles pourront convertir ces données en ‘flux rss’.

**Employeur de choix, employeurs remarquables, 50 sociétés les mieux gérées, http://www.ratemyemployer.ca  etc.

Se présenter en 2 minutes- un video assez bien fait!

Yves Maire du Poset présente un vidéo fort bien fait qui pourra intéresser tout réseauteur, mais spécifiquement toute personne qui réseaute dans un contexte de recherche d’emploi.   La formule qu’il propose est un peu plus long qu’un elevator speech mais c’est une formule parfaite pour un cocktail avec des employeurs ou un salon de l’emploi.  Le réseauteur d’affaires aura plus d’intérêt à poser des questions et à s’intéresser à l’autre avant de faire sa présentation. Bon visionnenment.

Tiré du vidéo et du livre de M. Poset intitulé ‘Lart de parler de soi’

  1. Quel est mon chapeau
  2. Chronologie rapide
  3. Expertises et exemples
  4. Formation
  5. Projets et objectifs
  6. Autres choses sur soi, particularité, intérêts
  7. Remettre la balle en jeu, passer la parole